MAURICE KAMTO HUMILIE LE JUGE MILITAIRE 

Il y a moins d’une heure Maurice a regagné sa cellule à la prison Principale de KONDENGUI de  Yaoundé, où il y séjourne pour les faits relatifs à la marche du 26 Janvier 2019. 
Notifié ce matin du 05/03/2019 de son mandat d’extraction pour se rendre au tribunal militaire de Yaoundé où l’attendait de pieds fermes, le juge d’Instructions MEM, Maurice Kamto comme à l’accoutumée, tiré à quatre épingles, s’y est rendu sous très forte escorte du GPIG et Gendarmerie Nationale. Gardé exactement comme un chef d’État en exercice, l’homme politique visiblement serein et sûr de lui sait, et même le juge militaire ne saurait démentir, que Maurice Kamto est sur sa pelouse, celle la même qui a forgé sa réputation aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale : le droit. 
LE TRIBUNAL MILITAIRE DANS LA SAUCE
Convaincu de tenir le bon bout, le juge militaire, excité et anthousiasmé par son approche, qui visiblement semblait denier le ROCK d’en face. Très rapidement, comme un combat entre un poids lourd contre un poids plume, Le juge MEM passe très rapidement pour un poids plume tentant d’affronter un poids lourd. Convaincu de sa capacité à faire passer le complot savamment tissé par NGOH NGOH, ATANGA NJI et MBARGA NGUELE, ouvre son échange avec Maurice Kamto en ces termes :
« Bonjour M. Kamto.la nuit portant conseil j’espère que vous avez compris que nous pouvons commencer notre interrogatoire renvoyé la semaine dernière »
Maurice Kamto : Quel interrogatoire ?
Juge MEM : « J’ai demandé à tous les aînés dans la magistrature qui m’ont dit que je suis compétent pour vous juger »
Maurice Kamto : « Monsieur le juge je dis et redis que vous n’êtes pas compétent en vertu du droit positif camerounais et des conventions internationales ratifiées par le Cameroun. Si vous dites être compétent, alors rendez une ordonnance dans laquelle vous dites être compétent » 
Le juge MEM : Monsieur Kamto je sens que vous tenez à déconstruire le système judiciaire militaire du Cameroun. Moi, je refuse d’écrire quoi que ce soit parce que, vous voulez prendre mon ordonnance pour aller en appel afin que les juridictions supérieures me déclarent incompétent » 
Le commissaire du gouvernement : « Monsieur le juge d’Instructions, pourquoi avez-vous même commencé cette information judiciaire avec Monsieur Maurice Kamto ? Il fallait commencer avec un petit »  
Maurice Kamto : « Même si vous aviez commencé avec un petit j’aurais toujours bloqué la procédure car, le problème de compétence est d’ordre public c’est à dire que vous êtes tenus de répondre si vous êtes compétent ou non, avant d’ouvrir votre information judiciaire »
Le Commissaire du gouvernement : M. le juge posez lui des questions directement sur les faits qui lui sont reprochés. 
Le juge MEM : M. Kamto, il vous est reproché l’hostilité à la patrie, la secession, etc. Qu’en dites-vous ?
M. Maurice Kamto »Je dis que vous êtes incompétent. Si vous pensez être compétent, alors rendez alors une ordonnance où vous dites être compétents.
Le juge MEM : « M. Kamto s’il vous plait, savez-vous que si vous faites détruire ma compétence alors ça nous obligerait à libérer et les détenus Boko Haram et les détenus du Nord et Sud ouest ? Parce que, chacun d’eux étant civil, ils remettront en cause leurs détentions en arguant que, le tribunal militaire n’avait pas le droit de les juger ? S’il vous plait, je ne voudrais pas que ça passe par moi…, aidez moi M. Kamto. Ne me mettez pas dans les problèmes ». 
Maurice Kamto : « Si vous ne voulez pas prendre une ordonnance (décision écrite) pour dire votre compétence alors laissez moi repartir en cellule ».
M. Le Commissaire du gouvernement : « Vraiment M. le juge, vous avez fait une erreur grave de commencer par cet homme, il veut nous plonger dans les problèmes 
M. Maurice Kamto : « C’est vous qui interprétez ma position ainsi, comment pouvez-vous présager ce que je veux faire avec l’ordonnance que vous devez rendre? Vous avez choisi de nous arrêter, nous sommes en plein dans le droit, si vous ne le faites pas alors je pars »
Sur cette conclusion cavalière sans grande substance juridique, Monsieur Maurice Kamto a souhaité regagner sa cellule. 
Affaire à suivre !
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