Comment les industriels Japonais ont utilisé le culte des ancêtres venu d’Afrique pour garantir la souveraineté du pays

Comment les industriels Japonais ont utilisé le culte des ancêtres venu d’Afrique pour garantir la souveraineté du pays : l’exemple de Mitsubishi de Jean-Paul Pougala
Beaucoup de personnes me demandent tous les jours : qu’est-ce que c’est que le Rinvindaf ? Et j’ai du mal à leur expliquer toute la philosophie qui oriente la formation des industriels africains. Mais s’il y a une entreprise japonaise qui symbolise tout le Rinvindaf, ce serait la Mitsubishi, ce serait Toyota, ce serait Mazda etc. 
Tous les membres du Collectif Rinvindaf connaissent l’histoire de Suzuki, puisque je vous la raconte durant la formation, mais avant de parler d’histoire pour vous montrer que nous sommes dans la même situation des japonais  d’il y a 150 ans, je veux juste rappeler que Mutsubishi est un conglomérat de 300 entreprises, présentes dans pratiquement tous les secteurs clé de la société japonaise. Et cela répond à notre slogan : On ne lâche rien ! et l’utilité de toucher en même temps plusieurs secteurs stratégiques, de mettre sur le marché en même temps, plusieurs produits. 
Au final, aujourd’hui, Mitsubishi est propriétaire de la plus grande entreprise au monde des appareils photos : Nikon, de la plus grande entreprise au monde de support magnétique : Verbatim, la première banque du Japon (Mutsubishi Bank), 6ème constructeur mondiale d’automobile (Mutsubishi Motors), premier producteur japonais dans l’industrie du verre surtout pour les bâtiments (Asahi), premier producteur japonais de gaz naturel, productrice de la première marque de bière du Japon (Kirin), industrie du papier, exploitation pétrolière, fabrication des bateaux etc. 
Mais tout ce tableau ne serait pas effectif sans inclure une société qui, comme je vous explique toujours au Rinvindaf ne peut venir qu’après, pour clore l’ensemble de vos activités : Mutsubishi Estate qui n’a démarré ses activités qu’en 1970, c’est à dire,  100 ans après la création du groupe en 1870 lorsqu’il construit son premier gratte-ciel à Tokyo, la Sunshine 60, qui mesure 239,7 mètres de hauteurs et a été inauguré en 1978. Mais depuis lors, la cadence a été celle d’inaugurer au moins 2 nouveaux gratte-ciels par an en utilisant l’argent de la bière, des voitures etc.   
Mais revenons à l’histoire. 
L’histoire commence en 1549, lorsque les missionnaires catholiques jésuites débarquent, armés pour contraindre les japonais à devenir chrétiens. La résistance s’organise. La stratégie élaborée par le Vatican pour dominer les japonais via la christianisme consiste à infiltrer les dirigeants politiques. Montrer qu’ils ont des amis européens gentils. Et les utiliser ensuite pour construire les cathédrales et les églises. C’set-à-dire amener la victime à financer elle-même l’arsenal de sa mise sous-tutelle. 
Mais l’initiative ne marche pas. 
Pour savoir qui est devenu catholique, l’empereur du Japon organise une procession d’un genre nouveau. Tous les habitants doivent piétiner l’image de la Vierge Marie. Celui qui ne le fait pas, est jeté en haut du cratère d’un volcan actif en explosion, pour voir comment Jesus sera capable de le sauver. Evidemment la population constatait par elle même que Jesus n’était pas en mesure de sauver ces nouveaux chrétiens japonais et donc de se convaincre que Jesus n’était que l’instrument de domination. 
En 1597, changement de stratégie. 
On crucifie 26 japonais convertis au christianisme. Puisque leur Jesus est mort et ressuscité 3 jours après, qu’il en soit de même pour ces chrétiens qu’on laisse donc mourir sur la croix. Sauf qu’après 3 jours, il n’y a aucune résurrection. 
Ainsi, les autorités japonaises ont apporté à leurs populations, la preuve que le christianisme était basé sur le mensonge, car un homme mort ne peut être ressuscité, ni maintenant, ni dans 1000 ans. Et désormais toute personne soupçonnée d’appartenir à la secte de la religion dite chrétienne, dans ce cas catholique, sera crucifiée et enterré le 3ème jour, au cas où il y aurait un miracle. 
En 1614 le christianisme est interdit et toute personne contrevenant à l’interdiction est immédiatement condamné à mort, par crucifixion. 
En 1633, ce sont 16 japonais convertis au catholicisme qui sont crucifiés à Nagasaki. 
Puisque l’offensive des européens avec le christianisme ne démord pas, le Japon va prendre une solution radicale : Fermer le pays au monde extérieur. 
Désormais, aucun bateau ne pourra plus s’arrêter sur les côtes japonaises. Interdiction à tout japonais de se rendre à l’étranger. Conscient du fait qu’ils deviendront mal gré, bon gré des espions à la solde de ceux qui veulent la domination du Japon. 
Il n’y a qu’en Afrique qu’on croit naïvement que des enfants envoyés étudier à l’étranger, des espions à la solde du pays où ils ont étudié, rentreront  développer l’Afrique.  
Puisque les européens ne voient le Japon que comme territoire à coloniser, la seule manière d’y échapper c’est de fermer le pays. Cette fermeture du pays qui a pris le nom de Sakoku au XIXème siècle a duré de 1641 à  1853. C’est à dire 212 ans de fermeture totale du pays pour préparer la population japonaise au Shintoisme et échapper à la main mise de l’occident à travers le christianisme. 
A l’ouverture forcée du pays, les occidentaux ont du mal à convertir les japonais au christianisme. Alors, ils vont tenter l’autre stratégie de mise sous tutelle, celle d’habituer les gens aux produits importés. Et c’est en réaction à cela que nous verrons la naissance les unes après les autres des mastodontes japonaises qui elles s’appuient toute sur le culte des ancêtres. Car l’enjeu n’est pas qu’économique, il est aussi sociétal.   
Si le christianisme s’installe, le Japon sera un pays individualiste, sectaire, corrompu, violent. Et les industriels veulent l’éviter. Ils vont donc développer leur modèle de capitalisme basé sur le partage de la richesse, sur l’harmonie de toute la société comme l’impose la morale du Shintoïsme et non l’individualisme chrétien et musulman.
Croire en un Dieu qui effacerait tous les péchés des malfrats, aurait signifier pour les japonais, construire une société pauvre qui doit célébrer les milliardaires qui accumulent tout pour eux, et rien que pour eux. Et le paradis après la mort pour les autres. 
Comme toutes les autres sociétés que nous étudierons dimanche prochain, c’est dans ce cadre que la Mutsubishi sera créée en 1870, pour répondre à la morale shintoïste de créer beaucoup de richesse pour ne laisser personne sur le carreau.   
Pendant la deuxième guerre mondiale, et la bataille contre les USA, ce sont les chasseurs de Mutsubishi qui sont en première ligne, surtout le fameux chasseur Zero qui enterre sous l’eau, plusieurs navires de guerre américains. 
A la fin de la guerre en Août 1945, avec les deux bombes de Hiroshima et de Nagasaki, le Japon capitule. Les américains prennent le pays en main. C’est le général Marc Arthur qui dirige le pays. Et comme premier décret il ordonne la dissolution de toutes les industries japonaises. Sur la liste, le premier nom c’est Mitsubishi qui tiendra sa dernière réunion pour valider sa dissolution le 30 septembre 1946. 
Mais pendant 20 ans, les dirigeants se rencontrent en secret et à l’ordre du jour, ils ont un seul point : financer tous les partis politiques japonais crées par les américains, afin qu’ils aient le courage de tenir tête aux américains pour ne pas brader la souveraineté du pays. Et cette stratégie s’avère payante. Et aujourd’hui, si la dette publique japonaise est considérée en pourcentage du PIB, la plus élevée au monde, c’est une dette interne. 
Le Japon ne demande rien à personne de l’étranger.  Les mêmes groupes dissous, ont continué d’abord sous d’autres noms avant de regrouper toutes les activités sous les mêmes emblèmes et dans ce cas, la Mutsubishi et ce, avec le soutien indéfectible de leurs politiciens. 
Aujourd’hui, Mitsubishi emploie 350.000 personnes au Japon  et facture plusieurs dizaines de milliards de dollars de volumes d’affaires par an. Le chiffre exact n’est pas connu, parce que plusieurs secteurs, comme le veux la discrétion de la tradition Shintoïste, restent dans le SM ( Sous Marinage)     
QUELLES LECONS POUR L’AFRIQUE ?
En Afrique, ce sont les intellectuels qui deviennent des Pasteurs et des Prêtres à qui on donne même les noms des rues, des boulevards et même comme à Cotonou, des aéroports pour les remercier d’avoir abrutis leurs populations. 
En Afrique, ce sont les industriels qui construisent les Cathédrales, les églises, les archidiocèses, les Mosquées pour infantiliser le maximum de personnes. 
Il est donc évident que les personnes intègres qui peuvent être porteuses de cette nouvelle vision de la défense de nos intérêts africains font défaut. Tout le monde est pour l’Afrique prospère, mais sans dire comment y parvenir, puisqu’ils sont tous créationnistes. Peut-être croient-ils en bonne foi, que c’est le Saint Esprit qui va développer notre continent et nous défendre des pires prédateurs ?
Lorsqu’un africain se dit chrétien ou musulman, il ne peut pas faire partie de ceux qui lutteront efficacement contre la tutelle actuelle de l’occident sur le continent africain. Le système a réussi à créer une diversion appelée chez nous TRIBALISME. Pour nous amener à nous diviser sur des futilités. Alors que la vraie division entre nous doit s’effectuer sur les valeurs de l’honnêteté et de la justice sociale. En effet, un Bamileke catholique à mes yeux, n’est pas moins dangereux dans la bataille de la souveraineté de mon pays qu’un Bétis ou un Bassa Protestant. Car tous les deux luttent pour nous enfoncer dans l’abrutissement généralisé qui est la condition préalable à la mise sous tutelle mentale de nos populations. 
Les futurs industriels africains devront s’armer de la morale enseignée par nos ancêtres et de la société communautaire qui est la nôtre. Un noir ne peut pas être un chrétien ou un musulman. Parce qu’un noir ne peut pas être un européen ou un arabe. Chacun de nous a sa particularité. Nous vivons en communauté. Nous avons la tradition du partage du bonheur. Alors qu’ils sont porteurs d’une autre morale, celle de l’individualisme et du rapport personnalisé à leur Dieu créateur.
Les Japonais continuent jour après jour à tenir hors d’état de nuire les créationnistes occidentaux dans leur pays et c’est bien pour cela qu’ils excellent dans beaucoup de domaines. Parce qu’ils sont en communauté entre industriels japonais. Alors qu’en face d’eux, les occidentaux, issus de la morale chrétienne, arrivent en rangs dispersés et sont dont plus vulnérables. A nous de faire le choix entre la violence sociétale chrétienne ou musulmane et la société pacifiée shintoïste du culte des ancêtres venu d’Afrique. Moi, je n’ai aucune hésitation à choisir d’honorer nos ancêtres et non ceux de nos prédateurs. Sans cette fierté en nous-mêmes, nous ne seront que l’ombre de ce que les autres veulent que nous soyons.
Jean-Paul Pougala
(nouvel espion du Japon)
Yaoundé le 7 Mai 2018
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