Condamnations complaisantes au Tribunal de Première Instance de Yaoundé-Ekounou?

*Mercredi 28 Août 2019, Tribunal de Première Instance de Yaoundé-Ekounou.*
Le Juge *NGOBA* exerçant la présidence de l’une des *audiences en Flagrant Délit relatif aux événements du 22 Juillet 2019 à la Prison Centrale de Yaoundé-Kondengui par devant le TPI  d’Ekounou Yaoundé,* vient de procéder à la *condamnation nocturne à 3 ans de prison ferme* des détenus politiques suivants:
 *1.SIEWE Wilfried*
*2. YEMGA Serge Thomas*
*3. MUTAGHA Sylvanus*
*4. CHATCHUA Christophe*
*5. WAFO Jasmin* 
 Il faut noter que ces détenus politiques ainsi que leurs autres codétenus accusés (majoritairement anglophones), *n’ont jamais été entendus par le Tribunal.* Non pas du fait de leur absence, car ils comparaissaient, mais *du fait de l’inconduite grossièrement en marge du droit de monsieur NGOBA sur le nom duquel l’on se demande s’il faudrait toujours accoler le qualificatif de « juge »,* tant l’audience qu’il a mené relevait du *film de science-fiction judiciaire.* 
Nous reviendrons sur le déroulement de ce  »procès » particulier le moment venu. Il faut déjà néanmoins noter pour le déplorer que *cet homme passant, peut-être à tort, pour être un magistrat a réussi l’exploit de mettre une affaire en délibéré sans avoir auditionné les accusés devant la barre ni donné cours aux plaidoiries des avocats.* Il mettra donc l’affaire en délibéré et refusera de procéder à un rabattement du délibéré, tel que vigoureusement réclamé par la défense, afin de permettre l’audition des accusés et les plaidoiries des avocats. Les témoins de la défense eux aussi seront tenus en respect par le tribunal qui ne permettra pas leur audition voire même leur présence non plus. *Une fois ce triple musellement des avocats, de leurs clients et témoins de ceux-ci accompli, ce « juge » fera encore plus fort en disant de sa décision qu’elle était rendue de façon « contradictoire » (ce qui veut dire que dans le cadre du procès les accusés ont eu la parole) prétendant ains que les plaidoiries ont aussi pu se faire. La moindre des choses aurait été de dire que la décision était rendue par  »défaut »(la loi le permet),* c’est-à-dire en l’absence d’audition des accusés et de plaidoiries des avocats qui ont été muselés contre leur gré. *On en rirait presque si la liberté d’honnêtes citoyens ne venait pas de leur être ainsi lâchement et injustement ravie par un juge sans conscience professionnelle ni conscience tout court.*
Il est certain que la défense formulera un appel contre ce simulacre judiciaire ragoûtant. 
*BN*
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