L’HUMILIANTE LEÇON DE DÉMOCRATIE ET DE GOUVERNANCE, INFLIGÉE À PAUL BIYA, AU CRÉPUSCULE DE SON RÈGNE ET DE SA VIE.

La mise en garde à vue suivie de la condamnation à une peine privative de liberté, assortie d’un sursis, de 6 éléments de la garde rapprochée du despote BIYA et son « expulsion diplomatique » de la SUISSE, rappellent à ce dernier ce qu’est un État de Droit.
Lui qui ne connaît finalement de l’occident que son luxe, sa luxure et sa quincaillerie, découvre au crépuscule de sa vie, que dans le pays de ses rêves, la SUISSE, une atteinte à l’intégrité physique d’un « petit journaliste » fût-ce du fait du préposé d’un chef d’État omnipotent, omniscient, immortel et bon payeur, entraîne ipso facto une réponse pénale rapide, sans discrimination…
Évidemment un tel scénario n’est pas envisageable au CAMEROUN. La culture barbare et moyenâgeuse de ses dirigeants offre une reconstitution réaliste L’ÉTAT DE NATURE de Thomas HOBBES, dans lequel l’Homme est un loup pour l’Homme : primitif, brutal, égoïste , sans foi ni loi, tribaliste, méchant, anti-développement, criminel…
J’ai souvent résumé la philosophie politique du régime BIYA, en cette formule lapidaire: « le mensonge comme méthode de communication, la paresse et l’inaction comme philosophie politique, la tricherie comme art de gouverner, la corruption comme clef du succès, le népotisme comme méthode de management politique, la violence et la brutalité comme argument, le pouvoir pour le pouvoir et ses plaisirs comme objectifs ».
Après 37 années de déconstruction politique, économique et sociale, Paul BIYA s’est fixé un objectif politique final, mourir au pouvoir et être honoré d’obsèques officielles et nationales. Dans cette logique, aujourd’hui plus qu’hier, aucun chantier se rapportant au bien- être des camerounais, à l’expression libre des libertés, à la démocratie et à la paix, ne fait partie de son agenda politique.
Il est donc illusoire, d’envisager que de son propre gré, il formule des réponses à la hauteur des défis qui sont ceux du Cameroun aujourd’hui. A ceci s’ajoute des réserves profondes sur son aptitude physique et intellectuelle à le faire.
Dès lors, tout le génie politique du régime BIYA se résume en la gestion de la montre, en la gestion du temps politique, en la croyance mystique que les astres finiront par tourner, par s’aligner, dans le sens de ses intérêts et que tout redeviendra comme avant…
Mais en attendant, il faut contenir « la délinquance politique » avérée de ce Cameroun qui aspire au progrès et à la liberté. Pour y parvenir, le régime de YAOUNDE a mis en place  une vraie industrie de la manipulation des matériaux fissiles de l’ethnicité pour en tirer l’arme atomique de sa survie. Ceci se fait au moyen de la stigmatisation insidieuse ou explicite de groupes ethniques, dans l’optique de les isoler politiquement, avant d’y faire écraser, y compris par le feu des armes, toute velléité politique à défaut de la soumettre.
L’industrie de la haine de l’autre est donc de ce point de vue, le bilan qu’offre désormais le régime BIYA, pour juguler les démons du changement, car perdre le pouvoir n’est pas une  hypothèse envisagée par le clan au pouvoir, encore moins le perdre par des voies démocratiques. 
TUER POUR VIVRE, TUER POUR PÉRENNISER LE POUVOIR DU CLAN, TEL EST DÉSORMAIS LE CRÉDO DU RÉGIME DE TOUS LES RECORDS  D’INCOMPÉTENCE, DE MÉCHANCETÉ ET DE L’UBUESQUE.
SI DONC LA VIE DE L’HOMME N’A AUCUNE VALEUR AU CAMEROUN, SES INSTITUTIONS ÉGALEMENT N’ONT AUCUNE VALEUR. TEL SERA DÉSORMAIS LE CRÉDO DU PEUPLE CAMEROUNAIS. 
Me Amedee Dimitri Touko Tom
Ancien Conseiller Juridique du SDF
Ancien Secrétaire Provincial du SDF Ouest.
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