(écrits)
- Le vent : calcul de la dispersion pollinique
Pour les espèces anémophiles (maïs, sorgho, mil), les sélectionneurs utilisent une formule mathématique simple :
D = k⋅V⋅T
où :
D = distance d’isolement
V = vitesse moyenne du vent (m/s)
T = durée de libération du pollen (heures)
k = coefficient propre à l’espèce (entre 10 et 25)
Exemple pour le maïs :
Vent moyen : 3 m/s
Libération du pollen : 6 h
k = 20 D = 20⋅3⋅6 ≈ 20⋅4.24 = 85 m
On multiplie par un facteur de sécurité ×3 à ×5 = 300 à 500 m, ce qui correspond aux normes.
- Les abeilles : calcul du rayon pollinisateur
Les sélectionneurs utilisent une formule déjà appliquée dans l’éthologie : R = EC
où :
R = rayon de butinage effectif
E = énergie disponible (fonction du nectar)
C = coût énergétique du vol (en fonction de la distance)
En pratique :
Rayon théorique : 3 km
Rayon réel (80 % de l’activité) : 300–500 m
Rayon critique pour contamination génétique : 800–1500 m
C’est pourquoi les légumes pollinisés par les insectes (carotte, oignon, chou) exigent 800 m à 1,5 km d’isolement.
- Attractivité florale ! c’est un facteur souvent ignoré
Certaines espèces attirent énormément les insectes. Ce sont :
- Carotte : très attractive
- Oignon : moyennement attractif
- Colza : extrêmement attractif
- Tomate : peu attractive
Les sélectionneurs utilisent un indice d’attractivité (IA) : D = IA × R
Exemples :
- Carotte : IA = 2 → 2 × 500 m = 1000 m
- Oignon : IA = 1,2 → 1,2 × 500 m = 600 m
- Tomate : IA = 0,1 → 0,1 × 500 m = 50 m
- Structure génétique de la variété
La distance dépend aussi du risque génétique :
(…)
(…)
Lire la suite dans vos boites Email, utilisées pour vous inscrire à la prochaine formation de septembre 2026 à Bafang et à Paris.
NB. si vous n’avez pas encore reçu la leçon complète de 32 pages, merci de contacter le secretariat par whatapps au +33-606496058
Jean-Paul Pougala
















