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Des déclarations de Jean Sobayo sur le plateau de JMTV+ en février 2025 sont au cœur d’une nouvelle procédure judiciaire en France. Jacky Moiffo affirme ne pas comprendre pourquoi sa responsabilité serait engagée alors qu’il estime avoir exercé son métier de journaliste.

PARIS — Le journaliste Jacky Moiffo, promoteur de JMTV+, fait face à une nouvelle procédure judiciaire à la suite d’une démarche engagée par Philippe Simo, selon les informations communiquées par le journaliste à notre rédaction.

D’après Jacky Moiffo, un courrier du tribunal de Paris l’a informé de sa mise en examen dans une affaire liée à des propos tenus en février 2025 sur le plateau de son émission par Jean Sobayo, invité de l’émission et présenté comme juriste.

Cette procédure soulève une question au cœur du débat sur la responsabilité éditoriale : jusqu’où la responsabilité d’un journaliste peut-elle être engagée pour les propos tenus par une personne qu’il reçoit sur son plateau ?

Jacky Moiffo affirme avoir simplement exercé son métier

Le journaliste dit ne pas comprendre cette mise en cause. Selon lui, son rôle consiste à informer le public et à permettre le débat, dans le respect des règles déontologiques de la profession.

Il estime avoir respecté la Charte de Munich, référence déontologique du journalisme, et considère qu’il ne saurait être automatiquement tenu pour responsable de toutes les déclarations formulées par un invité.

Dans cette affaire, les propos au centre de la procédure auraient été tenus par Jean Sobayo, et non par Jacky Moiffo lui-même, selon la version présentée par ce dernier.

Reste à déterminer précisément la nature des propos contestés, leur contexte, le rôle éditorial du présentateur et les fondements juridiques retenus dans la procédure. Ces éléments sont essentiels pour apprécier les responsabilités éventuelles de chacun.

La mise en examen ne constitue pas une déclaration de culpabilité. La procédure devra suivre son cours et les responsabilités devront être appréciées par la justice.

Un précédent judiciaire entre Philippe Simo et Jacky Moiffo

Ce nouvel épisode intervient dans un contexte de relations judiciaires déjà tendues entre les deux hommes.

En octobre 2022, une procédure en diffamation opposant Jacky Moiffo à Philippe Simo n’avait pas donné lieu à un examen du fond. Dans un communiqué publié le 20 octobre 2022, JMTV+ expliquait que la citation avait été annulée pour une question de procédure liée à la représentation par avocat. Le communiqué précisait qu’il n’y avait eu ni condamnation ni relaxe sur le fond dans cette affaire.

En septembre 2024, JMTV+ avait également publié un article faisant état d’une condamnation de Philippe Simo dans une affaire l’opposant à Jean Sobayo. Les décisions judiciaires correspondantes doivent être consultées pour en préciser la nature, les motifs et le caractère définitif éventuel.

Ces précédents éclairent le contexte dans lequel s’inscrit le nouvel épisode, mais ils ne préjugent en rien de l’issue de la procédure concernant Jacky Moiffo.

Journalisme et responsabilité : une question de fond

Au-delà du différend entre les protagonistes, cette affaire pose une question importante pour les médias : comment concilier la liberté d’informer, le droit de recevoir des invités aux opinions diverses et le respect des droits des personnes mises en cause ?

La Charte de Munich rappelle notamment les devoirs du journaliste en matière de recherche de la vérité, de vérification des informations, de respect des personnes et de distinction entre faits et commentaires.

Pour autant, le respect des règles déontologiques ne suffit pas, à lui seul, à déterminer la responsabilité juridique d’un journaliste. Celle-ci dépend notamment des faits reprochés, de leur qualification juridique et des circonstances précises de leur diffusion.

Jacky Moiffo conteste donc, dans cette affaire, que les propos prononcés par son invité puissent lui être imputés de la manière qu’il redoute. Il entend défendre sa position dans le cadre de la procédure.

La justice devra établir les responsabilités

À ce stade, il importe de distinguer la position du journaliste des faits qui seront établis au cours de la procédure. Le courrier judiciaire reçu par Jacky Moiffo, la qualification exacte des faits reprochés et les éventuelles écritures des parties permettront de mieux comprendre les raisons de cette mise en examen.

Philippe Simo, de son côté, doit pouvoir faire connaître sa position et les motifs précis de sa démarche.

Une chose demeure essentielle : la mise en examen n’est ni une condamnation ni la preuve d’une culpabilité. Elle s’inscrit dans une procédure au cours de laquelle les faits et les responsabilités doivent être examinés dans le respect des droits de chacun.

JMTV+ suivra cette affaire avec attention, en veillant à distinguer les faits vérifiés, les déclarations des protagonistes et les décisions qui seront rendues par la justice.

La Rédaction & l’IA

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