(écrits)
Du gagnant-perdant, conséquence d’une stratégie dictée par des intérêts personnels.
Après plus de 10 jours en Chine, j’ai parcouru près de 6 villes et fait environs 12 réunions dans les milieux industriels; je suis très choqué qu’après plus de 40 ans de coopération bilatérale avec la Chine, l’écart de développement entre l’Afrique et la Chine s’est plutôt creusé.
Si dans les années 90, la qualité de vie et le développement dans certains pays d’Afrique Subsaharienne étaient meilleurs ou au même niveau que ceux de la chine, aujourd’hui, 40 ans après, j’ai l’impression que pendant que la chine se développait, l’Afrique noire s’enfonçait davantage dans le sous développement.
Entre la Chine et l’Afrique noire, le constat est claire, c’est le jour et la nuit; c’est le reflet de l’echec total de l’Afrique et de son leadership dans ses histoires de gagnant-gagnant.
Qui sont les interlocuteurs de nos chefs d’États lors de leurs différentes visites officielles ou privées en chine? Le choix des partenaires chargés de réaliser des grands projets en Afrique noire se fait sur quelle base? Pourquoi laissons nous des meilleures compagnies chinoises pour aller dealer avec des aventuriers, moins professionnels qui nous prennent plus d’argent pour une mauvaise qualité de service que des compagnies chinoises sérieuses qui vont nous faire un bon travail et à moindre coût dans la plus grande transparence?
Pourquoi être si méchant, cruel et égoïste au point de compromettre l’avenir de nos pays, de nos peuples, du développement de nos pays pour des intérêts personnels?
Nos differents leaders sont responsables et comptables du degré de sous développement dans lequel se trouve l’Afrique noire.
Apprenons à parler, à négocier avec les chinois dans un esprit patriotique et non dans un esprit d’enrichissement personnel. Nous obtenons des chinois aujourd’hui ce que nous leur demandons.
Nous sommes les clients, ils sont les fournisseurs.
Vous les rassurez que pour obtenir un marché dans votre pays ils doivent vous faire une surfacturation, faire un mauvais travail, mal payer les africains et approvisionner vos comptes à l’étranger, ils vont le faire.
Par contre, si vous leur dites de faire une offre dans l’esprit rapport qualité prix, de respecter les employés locaux, exiger le transfert des compétences, respecter l’environnement, etc, sans être intéressé par le gain personnel, ils vont aussi le faire.
Donc, notre malheur réside dans ceux qui vont négocier et signer des deals pour le compte de leur Etat. Ce sont eux les ennemis de notre développement et du bien être des Peuples.
Ils vont rouler en ferrari, en mercedes Mayback, en VX sur des routes non goudronnées et avec des gros nids de poule, au lieu de faire une bonne route qui profitera à tout le monde.
L’homme noir est fondamentalement très pauvre d’esprit. Il est temps que nous changeons.
NB: je ne généralise pas
Dr Bareja Youmssi
Expert en Mines et pétrole
Enseignant-Chercheur















