Au milieu des années 50, l’armée française,revenue défaite d’Indochine,était scindée en deux parties et envoyées, l’une en Algérie et l’autre au Cameroun,selon Constantin Melnick dont le titre du livre dans lequel il en parle est: “la mort était leur mission” éditions Plon 1996.

S’en suivie une guerre menée contre les populations Bamiléké(Ouest du Cameroun et Mungo dans le Littoral) et Bassa dont Ruben Um Nyobé faisait partie.

D’autres compagnons de lutte du Mpondo(Um Nyobé), comme lui même, moururent assassinés par l’armée coloniale sur le sol camerounais, mais aussi sur le sol occidental, le cas de Roland Félix Moumié empoisonné par les services secrets français et suisse à Genève en atteste.

Dans cette guerre menée aux populations qui n’avaient rien pour se défendre, l’arme de destruction massive,que l’on accusait Sadam Huissen de posséder,à tort, fut utilisée et des villages entiers furent rasés dans la région occupée par les Bamiléké.

En langue française ceci est appelé un Génocide, chose que la France n’a toujours pas reconnu,alors qu’elle n’a de cesse de demander à la Turquie de reconnaître le génocide arménien.

Une toute petite avancée à signaler. Pour François Hollande, utiliser du napalm contre des populations civiles est une simple exaction; c’est ce qu’il avait déclaré il y a quelques années, alors qu’il était président de la République française, c’était lors d’une visite éclaire à Yaoundé au Cameroun.

C’est cet héritage qu’a laissé la France à ceux qu’elle a,démocratiquement choisi et installé à la tête du Cameroun, et le peuple démocratiquement informé,voici au moins six décennies que cela perdure.  

Depuis alors,les dirigeants sont pratiquement restés les mêmes, les régimes aussi. Le problème Bamiléké est lui aussi resté non résolu et, à en croire le Journaliste Eric Chinjé,qui fut reçu sur notre chaîne en juillet 2018, Mr Biya, successeur d’Ahmadou Ahidjo à la tête du Cameroun voici bientôt quarante ans, était conscient au milieu des années 80 que le tribalisme anti-Bamiléké était un fléau,mais l’a laissé prospérer.

On assiste aujourd’hui à des appels à un nouveau génocide Bamiléké au Cameroun à travers les médias, dont un d’Etat, sans que les autorités ne lèvent le petit doigts pour dire stop. Le professeur Joseph Owona est ainsi le concepteur du slogan “Anglo-Bami” lancé en 1992,et son fils assure désormais la continuité, tout comme Dieudonné Essomba, Ernest Obama, la chaîne de télévision “Vision4”,  et bien d’autres,tous ou presque originaires du centre et du sud du pays, région du président de la République.

A ce phénomène qui dure voici soixante ans, répond désormais le professeur d’université Patrice Nganang qui vit à New-York et, tout à coup des voix s’élèvent au Cameroun pour demandé que celui-ci soit traduit en justice, mais personne ne parle de ceux qui appellent au génocide des Bamiléké, aujuoud’hui comme hier, et qui sont entrain de commettre un autre génocide au Cameroun anglophone,répertorié comme tel par le Congrès américain.

C’est la raison pour laquelle notre invité de ce jour,l’activiste Kamoua Lapanthère est monté au créneau pour défendre les siens.

PS. Mr Steve Aimé Nkou de  millions,donc proche de Cabral Libii,était également invité à cette émission, mais pour des problèmes familiaux il a annulé à moins 40 minutes du début.

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