LA FIN DU MONDE SOUS PERFUSION DU DOLLAR.

« Le mirage d’Hollywood s’effondre à Ormuz. Un soldat fantôme, une hégémonie en soins intensifs. Washington ne supporte plus son reflet. »

Le monde assiste aujourd’hui à un spectacle que les manuels d’histoire de demain décriront comme le suicide d’une hégémonie. Ce que nous voyons à l’œuvre entre Washington et Téhéran n’est pas une simple crise diplomatique, mais le craquement définitif des structures nées en 1945.

L’Arrogance face à la Verticalité.

Washington, par une impulsion narcissique et une arrogance devenue sa seule boussole, a cru pouvoir attaquer « l’essaim d’abeilles » iranien sans en payer le prix. C’était oublier que l’Iran ne se prépare pas pour une élection, mais pour ce moment précis, patiemment, depuis quarante ans. Face à la précipitation d’un leader névrosé, l’Iran a opposé une riposte farouche sur tous les fronts : économique, financier et militaro-technique. Le ballet des drones et des missiles sophistiqués a balayé le mythe de l’invulnérabilité technologique occidentale.Le Mirage du « Soldat Ryan » : Un Hollywood en décomposition.

Le récit qu’on tente de nous imposer — celui d’un soldat anonyme secouru dans une crevasse — est digne d’un scénario de série B. C’est l’histoire de la chasse racontée par le chasseur, alors que le Lion, lui, est déjà maître du terrain. Le Pentagone tente de ressusciter les fantômes de John McCain pour masquer une réalité brutale : l’incursion terrestre a échoué.

On ne sauve pas un soldat, on sauve les restes d’une image de marque. Il aura fallu un pilote fou à la tête de l’Amérique pour détruire politiquement ce que des décennies de diplomatie avaient bâti. L’Oncle Sam n’est plus que l’ombre de lui-même, un vestige dont les Pasdarans ont coupé les ailes.La Fin du Siècle de 1945Il est « trop peu, trop tard ».

Le recul actuel de Washington n’est pas un acte de sagesse, mais un aveu d’impuissance. Les experts ont enfin fait entendre raison au politique devant l’ampleur du désastre : la dédollarisation est lancée, le pétrodollar agonise, et les institutions internationales ne sont plus que des décors de théâtre vides. Les ballets diplomatiques de minuit ne visent plus à sauver le monde, mais à protéger les derniers débris de la « Grande Amérique ».

La Leçon de la Résilience.

En Iran, comme dans les nations qui cherchent leur souveraineté, il n’y a pas de « leader » providentiel ; il y a une idéologie, une science sociale et une philosophie identitaire. Cette verticalité est indétrônable car elle est organique.J’invite les citoyens du monde, et particulièrement ceux du Sud Global et de l’espace AES, à tirer la leçon sommaire de cette crise : la puissance n’est plus là où on nous a appris à regarder. Elle n’est plus dans le dollar, elle est dans la résilience identitaire et la capacité à dire « Non » à un système injuste par essence.L’ère nouvelle a commencé. L’Aigle a perdu ses plumes, et c’est depuis cette nudité impériale que nous devons reconstruire notre propre souveraineté mentale.

Clarice Kamwa

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