(écrits)
“Ne pas oublier cette déclaration de #Trump datant du 18 décembre dernier : « Ils nous ont dépouillés de nos droits pétroliers. Nous avions d’importants intérêts énergétiques dans ce pays. Nos entreprises ont été chassées. Et c’est quelque chose que nous avons l’intention de changer… »En d’autres termes, si #Maduro avait garanti les intérêts pétroliers états-uniens, il serait encore au pouvoir. À analyser aussi par rapport à l’accord sollicité par la RDC et signé entre ce pays et le Rwanda sous l’égide de Trump. Bref, donne-moi tes matières premières et je te laisse au pouvoir ou je te protège. Ce sont des procédés colonialistes. Souvenez-vous des traités de « protectorat » imposés aux rois et reines africains durant la période coloniale.Le système change de visage, mais reste le même.
Et sous Trump, le côté moderne disparaît. On ne fait même plus semblant d’instrumentaliser l’ONU.”Une analyste trouvée en ligne sur le kidnapping du Président Maduro par l’armée américaine “Alors que Donald Trump claironne la « capture » du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse — un enlèvement accompagné d’une série de frappes menées pendant la nuit — une vieille mécanique impériale semble se remettre bruyamment en marche, avec un cynisme désormais assumé.
Quoi que l’on pense de Maduro, de son régime, de ses dérives autoritaires, de ses échecs ou de ses responsabilités, une chose demeure non négociable : la souveraineté d’un pays n’est pas une variable d’ajustement. Elle ne se suspend pas au gré des intérêts de Washington, elle ne se délègue pas à coups de missiles, elle ne s’abolit pas par communiqué présidentiel.En s’arrogeant le droit d’enlever un chef d’État et de frapper un pays souverain, les États-Unis ne prétendent plus défendre un principe : ils proclament ouvertement que la loi, le droit et les frontières ne s’appliquent plus à eux. L’Amérique latine, encore une fois, est ravalée au rang d’arrière-cour : un territoire disponible, un espace où la force fait loi, où la violence se déguise en ordre.Depuis soixante-dix ans, Washington répète la même fable : sauver les peuples contre le communisme hier, contre le terrorisme ou la « tyrannie » aujourd’hui.
Et depuis soixante-dix ans, ce récit sert de paravent à une réalité beaucoup plus triviale : renverser des gouvernements qui ne se plient pas, protéger des intérêts économiques, discipliner des peuples jugés trop indociles.Ce qui vient de se produire au Venezuela s’inscrit dans une lignée sanglante. Le Guatemala de 1954, étranglé pour avoir osé toucher aux terres de United Fruit. Cuba, étranglée encore, punie depuis plus de soixante ans pour avoir défié l’ordre impérial. Le Chili, l’Argentine, l’Uruguay, le Paraguay, livrés aux tortionnaires du Plan Condor avec la bénédiction de Kissinger. Le Nicaragua ravagé par une guerre sale financée dans l’ombre. Le Salvador noyé dans le sang. Panama bombardé pour capturer un ancien pion devenu encombrant. Grenade envahie pour l’exemple.
Toujours la même logique.Si l’enlèvement d’un chef d’État et le bombardement d’un pays étaient aujourd’hui brandis comme un trophée politique, ce serait l’aveu ultime : le droit international n’est plus qu’un chiffon, l’ONU un décor inutile, et la démocratie un mot vidé de sens dès qu’il sort du périmètre occidental. Peu importe les morts, peu importe les destructions, peu importe le chaos à venir : l’important est de montrer qui commande.Ce qui se joue là dépasse Maduro, dépasse le chavisme, dépasse même le Venezuela. C’est un message adressé à tout le continent latino-américain — et au monde entier : toute tentative d’autonomie politique, toute déviation de la ligne impériale peut être corrigée par les bombes, les mercenaires, les coups d’État, ou une combinaison des trois.Et l’histoire est là, implacable, pour rappeler le prix de ces « corrections » : des centaines de milliers de morts, des sociétés dévastées, des corps disparus, des mémoires mutilées.
Chaque intervention laisse derrière elle des pays brisés, pendant que les responsables, eux, recyclent leur rhétorique sur la liberté et la stabilité depuis leurs bureaux climatisés, à l’abri des bombes qu’ils ordonnent.Ce qui se joue ici, ce n’est pas seulement le sort du Venezuela, mais la légalisation d’un monde sans règles, où la force tient lieu de loi, où l’impunité devient système, et où la violence impériale n’a même plus besoin de se cacher pour s’exercer.”
Comité de Libération des Prisonniers Politiques – CL2P
















