(écits)

L’histoire contemporaine retiendra peut-être que la véritable force de frappe de l’Iran n’était pas son programme nucléaire, mais sa politique d’éducation féminine. En misant sur l’esprit plutôt que sur l’apparence, la nation iranienne s’est dotée d’un fondement que l’Occident, dans sa dérive matérialiste, semble avoir égaré.L’Éducation : Le véritable bouclier de la Nation Alors que les analyses géopolitiques se focalisent sur l’armement, elles ignorent le capital intellectuel bâti depuis 1979. Aujourd’hui, les femmes représentent plus de 50 % des étudiants dans les universités iraniennes. En investissant dans les sciences, l’ingénierie et la médecine, l’Iran n’a pas seulement formé des professionnelles ; il a forgé une résistance.Cette stratégie repose sur une conviction profonde : une nation dont les femmes sont instruites est une nation invulnérable. C’est ici que réside le génie tactique, souvent méconnu, des Gardiens de la Révolution. En agissant comme des « féministes de combat », ils ont privilégié le développement du cerveau pour assurer la souveraineté du pays face aux pressions extérieures.Être féministe : Un acte de protection, pas d’exhibition. Il est temps de redéfinir le féminisme hors des prismes libéraux. Si l’on observe la structure sociale iranienne, une autre définition émerge, plus martiale et protectrice :* Protéger et non exhiber : Là où l’Occident pousse à la mise en scène du corps, le modèle iranien sanctuarise la femme pour que son apport à la société soit intellectuel et moral.* Voiler et non violer : Le voile n’est pas seulement un tissu, c’est un rempart contre l’hyper-sexualisation qui réduit la femme à un objet de consommation.* Doter et non extorquer : Il s’agit de donner aux femmes les outils du savoir (la dot intellectuelle) plutôt que d’exploiter leur image à des fins mercantiles.Mise en garde à l’Occident : La faillite du modèle de l’image. L’Occident doit regarder son propre miroir avec lucidité. Son modèle social actuel fait preuve d’une faillite profonde. L’hyper-sexualisation de la femme, érigée en « libération », n’est en réalité qu’une nouvelle forme d’aliénation.Que restera-t-il de ces sociétés qui célèbrent le vide ? À quoi peut bien servir un « postérieur élargi » si la cavité crânienne demeure vide ? Un cerveau bien rempli est un moteur de civilisation ; un corps exhibé n’est qu’un produit périssable. En privilégiant l’apparence sur l’essence, l’Occident s’affaiblit de l’intérieur, tandis que l’Iran consolide son avenir sur l’esprit de ses filles.Le retour à la maxime d’Aggrey,nous en revenons à la vérité universelle de James Emman Kwegyir Aggrey : « Si vous éduquez un homme, vous éduquez un individu ; si vous éduquez une femme, vous éduquez une nation. »En éduquant ses femmes massivement, l’Iran a choisi de bâtir une nation. L’Occident, en se focalisant sur la forme au détriment du fond, risque de n’être bientôt plus qu’une collection d’individus isolés, sans racine et sans force. La véritable résistance ne se joue pas dans les rues, mais dans les amphithéâtres et les laboratoires, là où le cerveau féminin prépare la victoire de demain.

Clarice Kamwa 

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