(vidéo & texte)
L’Afrique est un scandale géologique avec d’immenses richesses naturelles et une importante ressource humaine pour son développement.Pourtant, la conquête de ce développement demeure un objectif lointain compte tenue de la corruption systémique et la mauvaise gouvernance. En effet, bien gouverner, c’est apporter aux citoyens à la fois la sécurité, la liberté et la subsistance. C’est le rôle régalien de chaque gouvernement sérieux qui veut sortir du labyrinthe de la néguentropie, la souffrance structurelle ou de position pour reprendre le sociologue Pierre Bourdieu.Le continent africain possède tout le potentiel nécessaire pour sortir du cercle vicieux du sous-développement.

Cependant, le problème majeur qui freine le développement de l’Afrique est sans nul doute une véritable prise de conscience de nombreux leaders politiques pour impulser une réelle vision dans la gouvernance des États africains pour faire un saut qualitatif vers la modernité.Malgré tout, il n’est jamais trop tard pour faire un virage à 190 degrés qui pourra permettre de sortir du goulag de la pauvreté pour emprunter avec assurance les marches vers le progrès.Lors d’une intervention d’urgence, la vitesse de la procédure thérapeutique est uniquement déterminée par la situation de celui à l’on porte secours. Il est donc important de reconnaître à temps les besoins d’une société et de faire le nécessaire parce que la vie punit celles et ceux qui prennent des décisions trop tard.

L’Afrique s’apparente donc à un patient grabataire dont la probabilité des chances de survie sont grandes parce que l’on sait exactement le traitement approprié qu’il faut lui administrer à la place de médicaments placebos qui semblent soulager les symptômes du patient sans attaquer voire éliminer le mal dans sa profonde.Il faut donc impérativement travailler à la transpiration de ses efforts au quotidien pour rompre avec la malédiction du sous-développement qui colle à la peau des Africains du continent et de la diaspora et empêche l’Afrique d’avoir une voix qui compte dans les cercles de décision des affaires du monde.
Ferdinand MAYEGA
















