(écrits – 01/08/2026)
Yaoundé – Les tensions internes au Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (MANIDEM) connaissent un nouvel épisode. Dans une chronique publiée après la présentation du nouveau Bureau politique du parti, le journaliste Hilaire Ngoualeu Hamekoué s’interroge sur les interventions répétées de Dieudonné Yebga, dont les prises de parole coïncident, selon lui, avec les principaux rendez-vous de la formation politique.
L’auteur observe qu’après la contestation de la candidature portée par le Manidem lors de la dernière élection présidentielle, Dieudonné Yebga est de nouveau sorti de son silence au lendemain de l’installation du nouveau Bureau politique. Une récurrence qui, selon le chroniqueur, alimente les interrogations sur le rôle joué par l’ancien responsable dans les débats internes du parti.
Dans son analyse, Hilaire Ngoualeu Hamekoué estime que ces interventions ont pour effet de déplacer l’attention médiatique des orientations politiques et de la restructuration du Manidem vers des polémiques internes. Il rappelle qu’en communication politique, la multiplication des controverses peut contribuer à occulter le message principal d’une organisation.
La chronique interpelle également les médias sur leur responsabilité dans le traitement de ce type de déclarations. Selon son auteur, les journalistes devraient systématiquement rappeler le statut actuel des personnalités qui contestent les décisions d’un parti politique, afin de permettre au public de mieux situer leur légitimité et leur représentativité.
Le texte plaide par ailleurs pour le renouvellement de la vie politique interne, estimant qu’un parti ne peut durablement fonctionner si chacune de ses initiatives est systématiquement ramenée à d’anciens différends. L’auteur défend l’idée que les nouvelles équipes, lorsqu’elles sont désignées conformément aux règles internes, doivent pouvoir exercer leurs responsabilités sans être constamment confrontées aux contestations d’anciens dirigeants.
En conclusion, le chroniqueur pose plusieurs questions qu’il juge essentielles au débat public, notamment sur la structure politique revendiquée par Dieudonné Yebga, son fonctionnement et sa représentativité actuelle. Pour Hilaire Ngoualeu Hamekoué, une démocratie mature repose sur des acteurs clairement identifiés, des responsabilités assumées et un débat politique centré sur les projets plutôt que sur la répétition des conflits passés.
Le Manidem a récemment procédé à la mise en place d’un nouveau Bureau politique dans le cadre de sa réorganisation interne. Cette restructuration intervient dans un contexte marqué par plusieurs controverses ayant opposé différentes sensibilités du parti, notamment autour de sa représentation et de ses choix stratégiques.
Par Armand Soussia
















