(Vidéo & écrits)
L’armée iranienne vient d’opposer le plus cinglant des démentis à Trump et “Netanyahou”, qui ont affirmé au cours des derniers jours que l’Iran était au bord de la déroute après avoir perdu la quasi-totalité de sa puissance militaire et de ses missiles.Ce démenti a été le plus inattendu qui soit : l’Iran a envoyé 2 missiles balistiques dits de moyenne portée pour aller frapper la base militaire américaine sur l’île britannique de Diego Garcia, au beau milieu de l’Océan indien, à mi-chemin entre le sud de l’Inde et l’île de la Réunion.Ces 2 missiles n’ont fait aucun dégât : l’un a raté sa cible et l’autre a été détruit par un missile intercepteur. Mais la question est ailleurs.Diego Garcia se trouve dans l’Océan indien, à ENVIRON 4.000 km DES CÔTES IRANIENNES LES PLUS PROCHES ET À 5.200 KM DE TÉHÉRAN.Le Wall Street Journal, qui a révélé l’affaire, cite des experts militaires américains qui reconnaissent qu’ils ont été pris au dépourvu : ils ignoraient que l’Iran possédait des missiles capables d’atteindre une telle distance.Jusqu’à présent, les services de renseignement américains avaient connaissance de la panoplie suivante de missiles iraniens, par ordre croissant de portée :
*Shahab-3 : portée 1.300 km
*Rezvan : 1.400 km
*Ghadr : 1.600 à 2.000 km
*Emad : 1.800 km
*Khorramshahr : 2.000 à 3.000 km.
Les 2 missiles tirés cette nuit, qui ont une portée d’au moins 4.000 km, surclassent donc très nettement le missile Khorramshahr. Les experts militaires relèvent avec inquiétude que ces nouveaux missiles iraniens pourraient désormais frapper les pays d’Europe de l’ouest puisque
*Rome est à 3.400 km de Téhéran par voie orthodromique (“vol d’oiseau”)
Berlin : 3.500 km
*Strasbourg : 3.800 km
*Marseille : 4.000 km
*Paris : 4.200 km
*Londres : 4.400 kmIl faut noter que cet envoi de missiles iraniens sur Diego Garcia est survenu quelques heures après que le Premier ministre britannique Keir Starmer a changé sa doctrine d’engagement dans ce conflit.Jusqu’à hier 20 mars, Starmer avait limité l’action des États-Unis sur cette base situé en territoire britannique aux seules actions défensives, principalement pour intercepter les menaces susceptibles de mettre en danger des vies ou des intérêts britanniques.Or Starmer venait tout juste d’autoriser les États-Unis à l’utiliser aussi pour lancer des opérations offensives, ciblant des positions liées à l’Iran près du détroit d’Ormuz.La tentative de frappe iranienne de cette nuit est également intervenue quelques heures après que Donald Trump a affirmé, vendredi 20 mars, que les États-Unis envisageaient de «réduire progressivement» leur guerre en Iran.En même temps, le Pentagone aurait élaboré des plans pour faire exactement le contraire, en déployant des troupes américaines sur le terrain (notamment sur l’île de Kharg), des milliers de marines étant déjà en route pour le Moyen-Orient.Il faut noter enfin que la base de Diego Garcia revêt une importance stratégique majeure. Située sur une île isolée du “Territoire britannique de l’Océan Indien”, elle sert de plaque tournante pour les opérations militaires américaines et britanniques, abritant notamment des bombardiers stratégiques.Elle a été projetée sous les feux de l’actualité à deux reprises lors des dernières années :
d’une part,une théorie dite “conspirationniste” a évoqué l’hypothèse que le fameux Airbus A330 de la Malaysian Airlines porté disparu depuis le 8 mars 2014 (vol MH370) aurait eu pour destination secrète de se poser sur la base de Diego Garcia. De nombreux villageois d’une petite île des Maldives ont témoigné qu’ils avaient aperçu l’appareil au petit matin se dirigeant vers cette île.
d’autre part,Starmer a entamé des pourparlers pour céder la souveraineté des îles Chagos à l’île Maurice,tout en prévoyant que Diego Garcia,qui fait partie de cet archipel,resterait une base
















