(vidéo & texte)
1- Ce que l’on sait de l’affaire
- Les enfants concernés
Elle réclame Richi Fokouaban Dongmo (né le 22 avril 2010 au Cameroun) et Norelisse Oyée Fokouaban (née le 25 mai 2014 à Paris).
Elle affirme que ces enfants lui ont été « enlevés » par l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) en France.
- Les accusations de Mme Ndo
Elle dénonce un placement « abusif » de ses enfants depuis mai 2024, sans décision judiciaire préalable selon elle.
Elle affirme avoir des preuves de maltraitance subies par les enfants dans leur environnement actuel (après le placement).
Dans sa plainte, elle évoque des blessures : par exemple, elle dit que sa fille Norelisse montre une blessure au bras.
Elle accuse aussi l’ASE / les services sociaux de la priver de ses droits : elle dit que ses droits de visite ont été supprimés.
Elle évoque des tentatives d’interner sa fille en psychiatrie : selon sa plainte, une psychologue de l’ASE aurait affirmé que sa fille « présente des troubles psychiques » (énurésie, etc.), mais selon Mme Ndo, aucun rapport psychiatrique sérieux ne soutiendrait cette affirmation.
Elle parle d’un « enlèvement » et d’une « séquestration » au sens pénal, invoquant des articles du code pénal dans sa plainte.
Elle dénonce également la « disparition inquiétante » de Norelisse depuis le 8 juillet 2024, selon ses écrits, disant ne plus avoir de nouvelles.
- Réaction de l’Ambassade du Cameroun
L’ambassade du Cameroun à Paris a répondu à des accusations : dans un communiqué, elle dit ne pas pouvoir « délivrer des nationaux aux autorités du pays d’accueil » de manière arbitraire.
Selon l’ambassade, Mme Ndo a effectivement été reçue par le consul général à Paris, mais l’ambassade affirme qu’il n’y a pas eu d’abandon ou de pression du consulat pour qu’elle soit « livrée » à la France contre sa volonté.
L’ambassade souligne aussi qu’elle observe « une grande incidence des enfants issus de familles camerounaises placés sous la surveillance des services sociaux » en France, ce qui semble cadrer avec le cas de Mme Ndo.
- Soutien public
Il existe une pétition « Justice pour Michelle : Rendez-lui ses enfants » sur Change.org demandant la restitution de Richi et Norelisse.
D’autres voix publiques (blogs, tribunes) décrivent son cas comme « déchirant » et dénoncent ce qu’elles estiment être un traitement injuste de la part de l’ASE.
Une lettre ouverte a été adressée à l’Ambassadeur de France au Cameroun par plusieurs familles (familles MBO’OSSI, FOKOUABAN, ABESSOLO, etc.) soulignant « des questions fondamentales concernant le respect des droits des enfants et des familles ».
- Actions judiciaires
Mme Ndo a déposé une plainte le 1er octobre 2024 auprès du procureur de la République à Paris (tribunal judiciaire) pour « violation des Droits de l’Homme » et « enlèvement d’enfants » selon son blog de soutien.
Elle affirme que son droit de visite a été retiré sans qu’elle soit entendue ni informée dans des conditions qu’elle juge violer certains articles du Code de procédure civile / code civil.
- Accusations de traitement dégradant pendant une interpellation
Selon un article, le 26 novembre 2024, alors qu’elle cherchait à entrer à l’ambassade du Cameroun à Paris pour demander protection consulaire, elle aurait été interpellée par la police. Certains témoins disent qu’elle a été « déshabillée publiquement » devant l’ambassade, puis emmenée au commissariat de la Goutte-d’Or.
Ces allégations sont très graves, mais je ne vois pas de source « judiciaire » indépendante ou de rapport de presse majeur (médias reconnus) confirmant tous les détails de ces accusations pour l’instant.
- Réactions et enjeux plus larges
Cette affaire soulève des questions sensibles : l’équilibre entre la protection de l’enfance, le rôle de l’ASE, les droits parentaux, et la dimension internationale (car les enfants ont un lien avec le Cameroun, la mère est camerounaise).
Il y a aussi une dimension diplomatique : l’implication du consulat camerounais montre que ce dossier dépasse le simple cadre administratif / judiciaire français, selon l’ambassade.
Pour les soutiens de Mme Ndo, il s’agirait d’une lutte « pour la réunification familiale » et contre ce qu’ils qualifient de placement abusif.
Points de prudence / limites dans les informations disponibles
Sources principalement de soutien : Beaucoup des informations proviennent de tribunes, blogs ou sites de campagne en faveur de Mme Ndo, ce qui peut introduire un biais.
Manque d’éléments vérifiés publiquement : Je n’ai pas trouvé (dans les sources que j’ai consultées) de documents de jugement accessibles au public ou d’articles de grands médias de presse judiciaire confirmant tous ses allégations (par exemple, procès-verbal d’audience, jugement, expertise indépendante, rapport de l’ASE, etc.).
Possible désaccord de la partie ASE / service social : Il y a peu (dans les sources grand public) de prise de parole claire de l’ASE ou du tribunal des enfants expliquant pourquoi les enfants ont été placés, selon quelles conclusions (psychologiques, de danger, etc.).
Complexité juridique : Les procédures de placement d’enfants en France (via l’ASE) sont juridiquement complexes, et le simple fait qu’une mère affirme un « enlèvement » ne signifie pas nécessairement que le placement est illégal. Il faudrait des pièces de procédure pour confirmer ou infirmer ses dires.
Mon évaluation
Il s’agit d’un cas sérieux avec des accusations lourdes : Mme Ndo affirme des violences, un enlèvement, un traitement dégradant, et la privation de ses enfants sans respect de ses droits.
Il y a un soutien public non négligeable : pétition, tribunes, lettres ouvertes. Cela signifie que son récit touche ou mobilise d’autres personnes, ce qui peut mettre de la pression médiatique et politique.
Mais l’absence (ou du moins la difficulté à trouver) d’éléments judiciaires transparents dans des médias traditionnels rend l’affaire plus opaque : sans accès à des décisions de justice publiques, il est difficile de juger de la légitimité totale de toutes les revendications.
Texte: IA
















