(vidéo + écrits)
« Le ministère de la Guerre est en parfaite adéquation avec le président Trump pour apporter une transparence sans précédent concernant la compréhension qu’a notre gouvernement des phénomènes anormaux non identifiés. Ces dossiers, dissimulés derrière des classifications, ont longtemps alimenté des spéculations justifiées — et il est temps que le peuple américain puisse les consulter par lui-même. Cette publication de documents déclassifiés démontre l’engagement sincère de l’administration Trump en faveur d’une transparence sans précédent. »
Pete Hegseth, secrétaire à la Guerre des États-Unis
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Nous vivons une époque fascinante. On est passé du déni pur et simple pendant des décennies à une forme de transparence institutionnalisée.
En mettant en ligne ces vidéos via l’AARO (All-domain Anomaly Resolution Office) ce 8 mai 2026 sur le site du Département de la Défense, https://www.war.gov/UFO/, le gouvernement des Etats-Unis opère un changement de paradigme majeur. Les vidéos montrent des objets « étonnants » : orbes métalliques, formes en étoile à 8 branches, manœuvres à 90 degrés près de la surface de l’océan, objets en forme de cigare ou de larme, etc., souvent filmés par des drones ou capteurs infrarouges en zones sensibles (Moyen-Orient, Europe, Pacifique, Iraq, Arabie Saoudite, Grèce). Beaucoup restent « unresolved » malgré les analyses. On note un rapport caviardé concernant l’observation d’orbes blanches à Djibouti en 2025. Ou encore le témoignage d’un opérateur de l’armée américaine qui a signalé avoir observé un UAP à une altitude estimée à 1 800 pieds dans le détroit d’Ormuz, en septembre 2020. 162 fichiers. C’est considérable.
On peut certes déplorer une transparence sélective : en libérant des cas « inexplicables » tout en gardant le contrôle sur les explications classifiées, les États-Unis signalent une supériorité en renseignement et en capteurs. C’est classique dans la compétition entre grandes puissances (notamment face à la Chine et à la Russie). D’autre part, les Etats-Unis rappellent qu’ils sont leaders sur les phénomènes aériens/anormaux.
Historiquement, les rapports officiels (comme celui de 2021) évoquent des possibilités : technologies adverses (Chine, Russie), phénomènes banals mal interprétés, ou…inconnues.

On insiste : ce 8 mai 2026 est un jour historique dans l’ufologie. Il faut dire que le sujet ovni alimente les médias de masse de façon continue et accélérée depuis l’été 2023 (les révélations de David Grusch). L’actualité est tellement fournie que les sceptiques zététiciens ont toutes les peines du monde à réagir : très simplement, on peut dire que le rapport de force entre les ‘sceptiques’ et les ‘croyants’ commence à s’inverser. Car bien sûr, certains auront beau jeu de claironner que rien n’indique une origine non-humaine, qu’il manque la preuve ultime (et c’est vrai, nous avons des faisceaux de preuve mais pas de preuves ultimes), on sent bien que ‘tout ce cirque’ de déclassification n’a pas pour objectif unique de porter la pleine responsabilité des ovnis sur les fameux drones russes ou chinois. Certaines images sont très perturbantes comme cette photographie d’archive montre la surface lunaire telle qu’elle était vue depuis le site d’atterrissage d’Apollo 12, en 1969. L’image met en évidence une zone d’intérêt située légèrement à droite de l’axe vertical du cadre, au-dessus de l’horizon, dans laquelle des phénomènes non identifiés sont visibles.
Pendant longtemps, l’ufologie était reléguée au rang de science occulte ou de délire paranoïaque. En créant un portail officiel, le Pentagone admet que ces phénomènes sont réels, physiques et dignes d’intérêt scientifique. Ce n’est plus une question de « croyance », mais de données aéronautiques.

Il faut aussi dire qu’en remplaçant « UFO » par UAP (Unidentified Anomalous Phenomena), l’administration a « nettoyé » le terme de son bagage hollywoodien pour en faire un sujet de sécurité nationale. C’est une validation par la bureaucratie : si on le nomme officiellement, c’est que l’objet d’étude existe.
Certes, cela n’est pas forcément une validation de l’hypothèse extraterrestre. Pour le Pentagone, un UAP est d’abord une menace potentielle ou une technologie adverse (russe ou chinoise) avant d’être un visiteur interstellaire. Mettre ces vidéos en ligne permet aussi au gouvernement de reprendre le contrôle du récit. En étant « transparent », ils découragent les fuites non autorisées et canalisent l’attention du public.
Pourtant, on peut dire que l’ufologie a gagné sa bataille pour la crédibilité sans passer par une reconnaissance du monde des sciences. Et pour cause, cette discipline n’est pas une science et le sujet cible (Alien) est trop explosif pour être laissé à la seule appréciation du monde scientifique et de son attitude longtemps stigmatisante. Il y a du flou, forcément. C’est un peu comme si le gouvernement avait ouvert les dossiers de la « zone grise » sans pour autant confirmer ce qui s’y cache.
Formulons une hypothèse, qui n’est plus si audacieuse : si certains UAP ne sont ni américains, ni chinois, ni russes (comme le suggèrent certains rapports sur des performances « au-delà des capacités terrestres connues »), alors publier ces vidéos pourrait être un signal discret : « Nous savons que vous existez, nous vous observons, et nous le rendons public sans panique. » Cela évite l’escalade tout en informant (ou en testant la réaction de) cette entité. En gros, une forme de dissuasion cosmique ou psychologique : Montrer que l’humanité (via les États-Unis) n’est pas impuissante face à l’inconnu.
Même si les rapports officiels AARO/Pentagone insistent généralement : pas de preuve d’origine extraterrestre ou non-humaine. La plupart des cas s’expliquent probablement par des artefacts sensoriels, drones, ballons, ou tech secrète. L’« inconnu » reste souvent une lacune de données, pas une confirmation d’aliens. De quoi ravir les sceptiques et calmer les trouillards…mais…
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‘Ils ont maintenu leurs promesses, ils avaient dit qu’ils déclassifieraient, ils ont commencé la déclassification aussitôt. On a des vidéos, des documents longtemps classifiés, appartenant aussi à la Nasa, qui vont être très intéressants à éplucher. Ce n’est pas fini, il devrait y en avoir d’autres. En tout cas les cas, ils ont tenu parole. Le fait que ce soit fait sur le département de la guerre des Etats-Unis, ce n’est pas anodin, ça envoie un message aux autres nations dans le monde. C’est historique, ça n’a jamais été fait auparavant. Il y a une volonté d’envoyer l’information, peut-être à des pays adverses. N’oublions pas non plus la guerre interne entre le gouvernement et les complexes militaro-industriels qui semblent cacher des informations aux membres du Congrès et à la Maison Blanche. C’est aussi pour mettre la pression sur ces complexes. Il faut attendre la suite, s’ils vont déclassifier plus. S’il y a d’autres vidéos, d’autres photos, de meilleure qualité. Pour l’instant elles sont essentiellement infrarouges. Mais par exemple ça montre bien que des astronautes qui sont allés sur la Lune ont effectivement vu des objets non authentifiés.’
Sarah Witeneim, co-organisatrice de l’Echo Event, membre de UAP CHECK, et co-autrice de ‘Ovnis-Briser le silence’ avec Daniel Robin (2025).

Source: UAP AFRIQUE
















